Comment empêcher la souffrance et la mise à mort de centaines de milliers d’animaux de laboratoire dans les élevages ?

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Dans un postulat, la Conseillère aux États Verte Maya Graf demande au Conseil d’exposer dans un rapport comment il serait possible de « réduire durablement le nombre d’animaux de laboratoire superflus produits par centaines de milliers chaque année dans les élevages à des fins expérimentales ». Selon l’élue, le recensement et l’évolution du nombre d’animaux publiés annuellement devraient se faire « de manière réaliste, en temps réel et de façon compréhensible pour le public ».
La Conseillère nationale rappelle également qu’au cours des dernières années, « les animaux de laboratoire élevés à des fins expérimentales sont loin d’avoir été tous utilisés. Chaque année, près de 550000 animaux sont utilisés dans des expériences. Ce sont pourtant deux à trois fois plus d’animaux qui sont élevés, importés, et détenus dans des cages trop petites. En 2020, quelque 150 animaleries ont élevé et importé près de 1,3 million d’animaux, dont presque 80 % de souris. La plus grande partie d’entre elles sont génétiquement modifiées (777512). Pour les souris génétiquement modifiées, presque cinq fois plus d’animaux que nécessaire pour les expériences ont été produits (157221). N’ayant pas le bon sexe ou ne présentant pas les modifications génétiques recherchées, la plupart de ces animaux sont euthanasiés puis éliminés. La méthode la plus courante, l’euthanasie par inhalation de CO2, est très douloureuse pour beaucoup d’entre eux ».
Maya Graf dénonce ce gaspillage de vies animales : « Sur l’ensemble de la production d’animaux génétiquement modifiés, tout juste 20% des souris et à peine 5% des poissons ont les caractéristiques requises pour les expériences ». Elle ajoute que les principes 3R (remplacer, réduire, réformer) « sont inscrits dans la loi depuis plus de 30 ans, mais semblent ne pas avoir d’influence sur le nombre d’animaux excédentaires ». Le rapport devra selon elle montrer comment « contraindre les animaleries, les entreprises d’élevage et les chercheurs à réduire le nombre d’animaux élevés en vain et à recourir à méthodes de mise à mort plus respectueuses ».
Le texte a été cosigné par 8 élu·e·s :
Elisabeth Baume-Schneider (PS/JU)
Mazzone Lisa (Les Vert·e·s/GE)
Michel Matthias (PLR/ZG)
Minder Thomas (UDC/SH)
Thorens Goumaz Adèle (Les Vert·e·s/VD)
Céline Vara (Les Vert·e·s/NE)
Roberto Zanetti (PS/SO)
Mathias Zopfi (Les Vert·e·s/GL)
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