Déclarer la provenance des produits à base de noix de coco cueillies par des singes

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La motion 20.4232 de la conseillère nationale Verte Meret Schneider, déposée le 25 septembre 2020, charge le Conseil fédéral d’introduire une obligation de déclarer la provenance des produits à base de noix de coco lorsque des singes ont participé à leur production. Le lieu de provenance devra être clairement indiqué, afin que les consommateurs-rices puissent savoir si des singes ont été exploités.

Selon de multiples enquêtes, leur récolte en Thaïlande constitue un problème majeur en matière de protection des animaux. De jeunes singes sont enchaînés, entraînés de force et contraints de cueillir des noix de coco. Leur travail permet de produire du lait de coco, de l’huile de coco et d’autres produits à base de ce fruit. De nombreux singes sont illégalement arrachés à leur famille dès leur plus jeune âge. Tant qu’ils sont utiles à cette industrie, ils sont attachés ou enchaînés par des colliers en métal qui les blessent.

L’élue indique que « dans certaines zones, notamment au Brésil, en Colombie et à Hawaï, des méthodes sans maltraitance animale sont pourtant utilisées. Les noix de coco sont par exemple récoltées au moyen d’ascenseurs hydrauliques, de systèmes de cordes et de plateformes ou encore d’échelles. Parfois, les exploitants misent également sur des cocotiers nains ». Plusieurs commerçants en Allemagne ont déjà retiré de leur assortiment les produits des marques comme Aroy-D et Chaokoh. La Conseillère nationale regrette qu’en Suisse, « ces produits sont toujours proposés, sans que les consommateurs n’aient connaissance de la cruauté infligée aux singes lors de la production. Une indication claire de la provenance est nécessaire, comme c’est déjà le cas pour d’autres produits tels que les œufs de poules en batterie »